Aleix Espargaró a bouclé les essais de Sepang sur la nouvelle Aprilia RS-GP 2017 en estimant que le moteur italien possède « plus de potentiel », tout en reconnaissant un retard à combler face aux motos les plus rapides du plateau MotoGP.
L'Espagnol, qui a rejoint la structure Gresini aux côtés du Britannique Sam Lowes, a disputé trois journées de travail studieux sur le tracé malaisien. Au total, l'équipe a bouclé 265 tours, dont 125 pour le prototype 2017 confié à Espargaró, selon Motorsport.com.
Un châssis solide, un moteur à affiner
Treizième des temps combinés, Espargaró a comparé plusieurs spécifications de blocs moteur afin de dégager des axes de développement. Le bilan est nuancé, mais lucide. Le châssis s'est affirmé comme une valeur sûre; le moteur, lui, réclame du travail.
« Je suis satisfait de ces tests », a expliqué le pilote ibère au terme des essais. « J'ai apprécié la moto de 2017, et elle a quelques améliorations comparée à celle que j'ai testée à Valence et Jerez. La nouvelle spécification du moteur est une étape importante, bien que de ce point de vue, nous avons encore besoin de gagner quelque chose par rapport aux motos les plus rapides, et le châssis a confirmé ses points forts. »
Le travail de fond continue donc sur le bloc propulseur. Une nouvelle spécification, testée mercredi, fonctionne « un peu mieux », mais la marche reste haute.
« Nous avons amélioré un peu le moteur. Nous en avons testé un nouveau [mercredi] et il fonctionne un peu mieux. Nous devons améliorer la vitesse, nous devons améliorer l'accélération. Nous manquons encore d'un peu de stabilité à l'accélération à la fois au niveau du châssis et de l'électronique, car la puissance n'est pas totalement linéaire. Nous devons améliorer cela, parce que je pense que le moteur a plus de potentiel. »
La suite après cette publicité
Pour l'ancien pilote Suzuki, la priorité réside dans l'ensemble du package: la distribution de la puissance et la stabilité à l'accélération doivent être retravaillées pour que la RS-GP cesse de rendre des dixièmes dans les sorties de virage.
Une simulation de course écourtée par une chute
La météo capricieuse de Sepang a réduit le temps de roulage de l'ensemble du plateau, et Espargaró n'a pas été épargné. Sa simulation de course s'est terminée prématurément, après seulement 13 tours avec le pneu arrière, par une chute dans le dernier virage.
« Vers la fin j'ai réalisé une simulation de course, mais je n'ai pu faire que 13 tours avec le pneu arrière gauche avant de chuter dans le dernier virage. Ceci dit, le rythme n'était pas si mauvais. Je pense que nous sommes à une douzaine de secondes des têtes d'affiche sur la distance d'une course », a-t-il estimé.
Malgré ce contretemps, le pilote Aprilia peut s'appuyer sur un chiffre encourageant: il a concédé 0
