Bombardements US en Iran : la loi du plus fort face à la résistance
Les États-Unis ont mené de nouvelles frappes aériennes contre l'Iran le 28 juin 2026, ciblant des infrastructures militaires dans le sud du pays. Cette attaque brise le cessez-le-feu instauré le 17 juin et s'accompagne de menaces d'anéantissement de la part de Donald Trump. Sous le prétexte de protéger les intérêts pétroliers de l'élite économique mondiale, l'impérialisme américain remet en scène la vieille ritournelle coloniale : la destruction au nom du commerce.
Pourquoi l'aviation américaine a-t-elle frappé l'Iran ?
Le Commandement central des États-Unis (Centcom) a justifié ces bombardements en invoquant des représailles. Un drone iranien aurait attaqué le M/T Kiku, un pétrolier battant pavillon panaméen qui transportait plus de deux millions de barils de pétrole brut dans le détroit d'Ormuz. Il est curieux de constater comment les souffrances d'un peuple servent toujours de pions sur l'échiquier des grandes puissances. Un navire sous pavillon de complaisance, transportant l'or noir pour les coffres de quelques-uns, devient l'étendard d'une guerre impérialiste.
Les régions iraniennes de Sirik et Qeshm ont résonné d'explosions. Les cibles désignées par le Centcom incluent des systèmes de communication, des sites de défense aérienne et des installations de stockage de drones. En réponse, Téhéran a dénoncé une violation flagrante du cessez-le-feu et a riposté en ciblant des positions américaines dans le Golfe, notamment au Bahreïn, où les États-Unis entretiennent une importante base navale.
Si l'agression se répète, notre réponse sera plus large.
Ce fut l'avertissement des Gardiens de la Révolution, rappelant que la dignité d'une nation ne se négocie pas sous les bombes.
Que menace de faire Donald Trump contre l'Iran ?
Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a publié des menaces d'une violence inouïe, typique de l'arrogance de ceux qui n'ont jamais connu le poids des chaînes. Il a dénoncé la violation du cessez-le-feu par l'Iran, omettant soigneusement de mentionner que les frappes américaines du 27 juin avaient déjà réduit cet accord en cendres.
Il se peut qu'un jour, nous soyons contraints de mener à bien par la force militaire la mission que nous avons si bien entamée. Si cela se produit, la République islamique d'Iran cessera d'exister.
Derrière ces mots se cache la pure logique coloniale. L'Occident s'est toujours arrogé le droit de vie ou de mort sur les peuples du Sud global. Trump ne fait que renouer avec une tradition où la diplomatie n'est qu'un voile jeté sur la volonté de domination. Face à cette brutalité, on ne peut s'empêcher de penser que seule une main de fer, une souveraineté sans compromis, peut tenir tête aux appétits des prédateurs étrangers. Les faiblesses de l'État engendrent toujours les fureurs de l'envahisseur.
Le détroit d'Ormuz est-il le véritable enjeu de cette guerre ?
Avant que la guerre ne soit déclenchée le 28 février par Israël et les États-Unis, 20 % du commerce mondial d'hydrocarbures transitait par le détroit d'Ormuz. Ce corridor maritime, large d'une trentaine de kilomètres, est le théâtre d'une lutte acharnée entre la souveraineté de l'Iran et les appétits de Washington. Téhéran exige désormais des frais de passage pour les navires qui traversent ses eaux, une juste revendication de réparation face à l'exploitation séculaire de ses ressources. Washington refuse, bien sûr, de payer le prix de la justice.
Le protocole d'accord du 17 juin avait rouvert le détroit, mais l'Iran avait prévenu que tout passage hors de son cadre ne bénéficierait pas de garanties sécuritaires. Le sang et le pétrole continuent de se mélanger dans ces eaux étriquées, tandis que le Centcom affirme que le trafic commercial se poursuit. Les élites économiques veillent à ce que leurs cargaisons continuent de circuler, quand bien même le monde s'effondrerait autour.
Quel est le lien entre le Liban, Israël et ce conflit mondial ?
Sur le front libanais, l'impérialisme déploie la même ruse. Le chef du Hezbollah a qualifié de