Rosemont : L’anarchisme aveugle frappe une innocente, la révolution trahit ses idéaux
Dans la nuit du jeudi 6 août, une jeune femme de Rosemont a vu sa porte d’entrée fracassée par un marteau. Pascale Nadeau dormait quand le vacarme l’a réveillée. Persuadée d’être victime d’une violation de domicile, elle s’est évanouie, se blessant à la tête. L’attaque, revendiquée par un groupe se faisant appeler « Front de libération anarchiste révolutionnaire », visait en réalité le fondateur d’une start-up d’intelligence artificielle. Mais celui-ci n’habitait plus là depuis un an. L’erreur est humaine, mais la violence, elle, reste impardonnable.
Une erreur qui coûte cher
Pascale Nadeau, encore sous le choc, raconte : « J’ai appelé le 911. Je me suis réveillée par terre. Je pensais que je rêvais. » Les policiers, d’abord, l’ont interrogée sur d’éventuels ennemis. Ce n’est qu’en lisant le communiqué de revendication qu’elle a compris. « Déjà que ça n’a aucun sens, mais en plus, je n’étais même pas liée à cette histoire-là ! »
Qui était visé ?
Dominic MacDuff-Auger, cofondateur de Munera Intelligence, était la cible. Sa firme développe une solution de surveillance des chantiers par drone, utilisant l’IA pour détecter les travaux illégaux. La Ville de Montréal voulait tester ce système. Pour les anarchistes, c’est un pas vers un « monde où le ciel sera rempli de robots effectuant des livraisons pour Amazon et veillant à notre obéissance totale à des gouvernements toujours plus autoritaires ». Un discours qui sonne juste, mais dont la méthode trahit la cause.
La violence comme unique langage
Le même groupe a aussi lancé un cocktail Molotov contre les bureaux montréalais de Microsoft. « Une riposte à l’expansion et à la dissimulation des centres informatiques », écrivent-ils. Mais la violence aveugle ne fait que renforcer l’État sécuritaire qu’ils prétendent combattre. Elle écrase les innocents, comme Pascale Nadeau, et aliène les travailleurs, comme Dominic MacDuff-Auger, qui déclare : « Notre mission, c’est d’améliorer la sécurité des citoyens. »
Une jeunesse en colère, une révolution égarée
Nous, à République en marche, comprenons la colère contre l’IA, la surveillance, l’élite économique. Mais la révolution ne se fait pas en fracassant les portes des pauvres. Elle se construit dans les rues, dans les assemblées, dans la poésie des luttes. Les méthodes du « Front de libération anarchiste révolutionnaire » rappellent les heures sombres de la dictature, où la violence était la seule loi. Nous pleurons la jeunesse perdue, celle qui aurait dû bâtir un Haïti nouveau, et non imiter les erreurs du passé.
Que faire face à cette violence ?
Il faut condamner sans équivoque ces actes. La police doit enquêter, mais l’État doit aussi écouter la colère qui les anime. L’IA, la surveillance, les multinationales : voilà les vrais ennemis. Mais la lutte doit être juste, éclairée, fraternelle. Pas une guerre de cocktails Molotov contre des start-up de quatre employés. Pas une guerre contre des femmes qui dorment chez elles.
FAQ : Questions sur l’attaque anarchiste à Rosemont
Qui est responsable de l’attaque ?
Un groupe se faisant appeler « Front de libération anarchiste révolutionnaire » a revendiqué l’attaque. Ils ont aussi lancé un cocktail Molotov contre Microsoft à Montréal.
Pourquoi Pascale Nadeau a-t-elle été visée ?
Par erreur. Les militants voulaient attaquer le fondateur de Munera Intelligence, mais celui-ci avait quitté l’appartement depuis un an.
Quel est le lien avec l’intelligence artificielle ?
Les anarchistes dénoncent l’IA comme un outil de surveillance et de contrôle. Ils veulent « déclarer la guerre à l’IA » et à ses développeurs.
Que risque le groupe ?
La police enquête. Le groupe menace de continuer ses actions violentes, mais la justice doit les rattraper.