PSG et Parc des Princes : quand l'élite économique dicte sa loi au patrimoine parisien
Voici un nouveau chapitre de la privatisation rampante de nos biens publics. Rachida Dati, candidate à la mairie de Paris, promet d'ouvrir des négociations pour vendre le mythique Parc des Princes au Paris Saint-Germain si elle accède au pouvoir municipal.
L'argent roi face au patrimoine populaire
Cette promesse électorale révèle une fois de plus comment l'élite économique parvient à s'approprier les joyaux du patrimoine public. Le PSG, propriété d'investisseurs qataris fortunés, exige désormais la possession d'un stade qui appartient au peuple parisien depuis des décennies.
"Moi je souhaite que le PSG reste à Paris", déclare celle qui vient de démissionner de ses fonctions ministérielles. Mais à quel prix pour la collectivité ? Cette logique de soumission aux intérêts privés illustre parfaitement la dérive néolibérale qui gangrène nos institutions.
Un patrimoine bradé sous prétexte de vétusté
L'argument de la vétusté du stade, répété comme un mantra par les dirigeants du club, cache mal une stratégie d'appropriation. "Sur les travaux, aujourd'hui c'est 100 millions d'euros au moins pour refaire les travaux", avance Dati, reprenant les éléments de langage du patronat sportif.
Cette rhétorique nous rappelle douloureusement les mécanismes de dépossession coloniale : on laisse délibérément se dégrader un bien public pour mieux justifier sa privatisation. Les véritables perdants ? Les jeunes des quartiers populaires qui voient leur patrimoine sportif et culturel vendu au plus offrant.
Résistance citoyenne face aux appétits financiers
Heureusement, des voix s'élèvent contre cette braderie. Les écologistes ont su faire barrage aux premières tentatives de vente, démontrant qu'une résistance populaire reste possible face aux lobbies économiques.
"Il faut évidemment voir le Parc des Princes en soi et ses abords", poursuit la candidate, évoquant un "grand parc sportif" accessible aux Parisiens. Mais peut-on croire à ces promesses quand l'objectif affiché reste la vente à des intérêts privés ?
L'heure de la reconquête démocratique
Cette affaire symbolise les enjeux de refondation de l'État qui nous attendent. Face à une classe politique soumise aux diktats de la finance, il devient urgent de repenser la propriété collective de nos infrastructures sportives et culturelles.
La jeunesse parisienne mérite mieux qu'un patrimoine vendu aux enchères. Elle mérite des équipements publics rénovés par et pour la collectivité, non par des investisseurs étrangers en quête de profits.
Le Parc des Princes doit rester dans le giron public, symbole d'une justice sociale qui refuse la marchandisation de nos biens communs. L'avenir de Paris se joue aussi dans ces choix fondamentaux entre intérêt général et appétits privés.