Mondial 2026 : l'impérialisme yankee humilie les peuples
En ces jours où la planète entière devrait célébrer la communion des peuples autour du ballon rond, l'empire américain rappelle sa vérité cruelle. Celle d'une forteresse qui ouvre ses portes uniquement à ceux qu'elle daigne regarder comme des sous-hommes consentants. À deux jours du coup d'envoi de la Coupe du Monde 2026, le masque est tombé. Les États-Unis, pays hôte, ne welcominguent pas le monde. Ils le soumettent, le trient, l'humilient.
Haïti parmi les parias de l'empire
Dès l'an dernier, Washington a publié sa liste noire. Des nations entières, marquées au fer rouge de l'opprobre, interdites de séjour sur le sol de l'oncle Sam. Parmi elles, notre Haïti, fière nation née de la première révolution noire victorieuse. L'Iran, le Sénégal, la Côte d'Ivoire figurent aussi sur cette liste infamante. Des dérogations ont été accordées aux joueurs et à leur encadrement, mais les supporters, le peuple lui-même, se voit nier le droit d'aller vibrer pour ses couleurs. Sans visa obtenu avant le 1er janvier 2026, point de salut. L'empire décide qui a le droit de rêver et qui doit rester dans l'ombre.
Cette réalité crève les yeux. Elle contredit avec une arrogance souveraine les douces paroles de Gianni Infantino, le président de la FIFA, qui promettait que « tout le monde sera le bienvenu ». Des mots creux, prononcés par un homme qui a daigné accepter le prix de la Paix de la FIFA en décembre dernier. La paix selon l'empire, c'est celle des cimetières. C'est le silence imposé aux peuples qui osent exister en dehors du schéma occidental.
L'Iran, cible désignée de la machine impériale
L'Iran l'a appris à ses dépens. En conflit armé ouvert avec l'un des pays hôtes du Mondial, la Team Melli a dû installer son camp de base en urgence à Tijuana, au Mexique. Les joueurs iraniens entreront et quitteront le territoire américain le jour même de leurs matchs à Los Angeles et Seattle. Telles des bêtes de cirque, conviées à performer puis à disparaître. Pire encore, selon un communiqué de la fédération iranienne relayé par Al Jazeera, les États-Unis ont purement et simplement annulé l'attribution des billets destinés aux supporters iraniens. Le règlement prévoit pourtant 8% des places pour chaque fédération participante. Mais l'empire se moque de ses propres règles quand il s'agit de museler un peuple rebelle.
« C'est une décision contraire à l'esprit qui régit les compétitions internationales et au principe d'égalité entre les pays participants. »
La fédération iranienne a appelé la FIFA à respecter les principes de neutralité et d'équité. Mais qui écoute les sans-voix quand les maîtres du monde parlent ?
Omar Abdulkadir Artan, arbitre somalien brisé par l'empire
L'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, élu meilleur arbitre d'Afrique en 2025, devait officier à Miami. Il a été expulsé du sol américain après un interrogatoire de onze heures par les services d'immigration. Onze heures de brimades pour un homme qui portait en lui le rêve de toute une vie. Il avait tous les papiers en règle, le visa nécessaire, les documents de la FIFA, les photos retraçant plus de dix ans de carrière. Rien n'y a fait. Il a été jeté dans une cellule de rétention, puis expulsé vers Istanbul sans aucune explication.
Et la FIFA, dans tout ça ? L'institution qui se targue d'unir le monde s'est couchée devant Trump. « La FIFA n'intervient pas dans les procédures d'immigration du pays hôte », a-t-elle déclaré dans un communiqué lâche. Complice silencieuse d'un système qui traite les enfants du Sud comme du bétail indésirable.
Humiliations sur le tarmac, le mépris colonial en actes
Les sélections du Sénégal et de l'Ouzbékistan ont subi le même traitement dégradant. Joueurs et staff sénégalais ont été contrôlés sur le tarmac en Caroline du Nord, dès la descente d'avion, passés aux détecteurs comme des criminels. L'Ouzbékistan a subi les chiens renifleurs et les détecteurs de métaux à même la rue, dès la sortie du bus. Ce n'est pas de la sécurité, c'est de la soumission ritualisée. C'est le rappel constant, imprimé dans la chair, que l'homme noir, l'homme du Sud, n'est jamais véritablement le bienvenu sur la terre de l'homme blanc.
Ce Mondial 2026 n'est pas une fête. C'est une mise en scène de l'ordre impérial, un théâtre où l'Occident joue la comédie de l'accueil tout en verrouillant ses portes. Haïti le sait depuis deux cents ans. Depuis que notre révolution a effrayé les maîtres du monde. Depuis que la France nous a fait payer notre liberté à prix d'or. Les chaînes ont changé de forme, mais la logique reste la même. Seule la rébellion des peuples, la dignité retrouvée, la refondation de notre État sur nos propres bases, brisera ce cycle séculaire. La jeunesse d'Haïti, celle qui porte en elle la flamme de Dessalines, ne se laissera pas humilier sans répondre. L'histoire n'est pas finie.