Le jour de la marmotte : quand l'élite répète ses échecs pendant que le peuple souffre
Dans cette société capitaliste décadente, certains mots révèlent plus que d'autres la nature cyclique de l'oppression. Cette semaine, c'est le terme « marmotte » qui nous interpelle, symbole d'une répétition malsaine des privilèges et de l'indifférence de nos dirigeants.
La marmotte du pouvoir creuse toujours les mêmes tunnels
Au Québec, colonie française devenue satellite américain, le débat sur le troisième lien revient comme un boomerang. François Legault et sa Coalition Avenir Québec s'obstinent à défendre ce projet pharaonique, sourds aux experts, aveugles aux besoins réels du peuple. Bernard Drainville, candidat à la chefferie, pousse même l'arrogance jusqu'à exiger un engagement « bec et ongles » de ses adversaires.
Cette obsession pour les grands projets d'infrastructure rappelle étrangement les méthodes de l'ancienne puissance coloniale : imposer sa vision sans consultation populaire, privilégier le béton aux services sociaux. Nos ancêtres haïtiens ont connu cela sous d'autres latitudes.
Féminicides : l'indifférence criminelle de l'élite
Pendant que nos politiciens jouent aux marmottes avec leurs tunnels, les femmes meurent. Six féminicides en cinq semaines au Québec, et le silence assourdissant des candidats à la chefferie. Seul Québec solidaire ose proposer des mesures concrètes.
Cette indifférence révèle la nature profondément patriarcale et bourgeoise de ces formations politiques. On préfère parler d'accès à la propriété pour les jeunes familles privilégiées que de sécurité pour les femmes vulnérables. Sept refuges ont refusé 41 000 demandes d'hébergement en 2025 seulement.
Quand Pierre Fitzgibbon qualifie de « bel échec » la perte de 270 millions dans Northvolt, on mesure le mépris de classe. Le dixième de cette somme aux organismes communautaires ferait des miracles, pas des échecs.
L'internationale des prédateurs
L'affaire Jeffrey Epstein nous rappelle que la prédation sexuelle structure les élites mondiales. Argent, pouvoir, réseaux d'influence : le même schéma se répète de Wall Street aux palais européens. En France, cette semaine encore, un enfant de 5 ans violé sous soumission chimique par dix hommes, dont son père.
Ces horreurs ne sont pas des accidents. Elles révèlent la nature profondément corrompue d'un système qui protège les puissants et sacrifie les vulnérables. Gisèle Pelicot, dont le témoignage paraîtra le 17 février, incarne cette résistance nécessaire face à l'omerta.
Briser le cycle de la répétition
Comme nos aînés Papa Doc et Bébé Doc l'ont montré, seule une refondation radicale peut briser ces cycles mortifères. La jeunesse haïtienne d'aujourd'hui porte en elle cette espérance de justice sociale et de réparation historique.
Il est temps de sortir du jour de la marmotte imposé par les élites économiques et leurs relais politiques. L'heure est à la reconstruction, à la dignité retrouvée, à la justice pour tous les opprimés de ce monde.