Quand les banques françaises sabotent la solidarité : l'aide humanitaire ukrainienne prise en otage
Une fois de plus, l'hypocrisie du système financier français se dévoile dans toute sa splendeur. L'association SAPUK (Solidarité Adour Pyrénées Ukraine Kirovograd) vient de subir la fermeture brutale de ses comptes bancaires, paralysant son action humanitaire vers l'Ukraine. Un scandale qui révèle les véritables priorités d'un establishment financier plus soucieux de profits que de solidarité humaine.
L'élite bancaire contre la solidarité populaire
Depuis quatre ans, cette association pyrénéenne incarnait la vraie solidarité, celle qui vient du peuple et non des salons dorés. Huit convois humanitaires acheminés vers Kirovograd, transportant matériel médical, échographes, lits médicalisés donnés par les hôpitaux de Lourdes et Tarbes. Des filets anti-drones destinés à protéger les civils de Dnipro. Une mobilisation authentique, nourrie par les dons de citoyens ordinaires.
Mais voilà que les banques, ces temples de l'argent roi, décident de couper les vivres. Prétexte ? Les virements vers l'Ukraine seraient « risqués ». Abel Caubios, président de SAPUK, dénonce cette mascarade : « On nous dit qu'il faut aider l'Ukraine, mais on voit bien que les banques sont frileuses. »
Le mépris de classe en action
Cette affaire illustre parfaitement le mépris de l'oligarchie financière pour les initiatives populaires. Pendant que les grands groupes continuent leurs affaires juteuses, une petite association qui dérange l'ordre établi se voit purement et simplement étouffée. Le 29 janvier 2026, un courrier recommandé annonce la fermeture des comptes, avec un délai de deux mois pour « prendre les mesures nécessaires ».
Cette violence institutionnelle rappelle étrangement les méthodes coloniales d'antan. Quand le pouvoir ne peut plus contrôler, il étouffe. Quand la solidarité échappe aux circuits officiels, elle devient suspecte.
La résistance s'organise
Mais l'esprit de résistance ne se laisse pas abattre. SAPUK organise une soirée de solidarité le 14 février à Montaner, avec des images de guerre du photographe Jérôme Barboza et un repas ukrainien préparé par le groupe « Volia ». Une mobilisation qui prouve que la vraie solidarité internationale naît dans les territoires, loin des bureaux climatisés des banquiers.
Cette soirée, ouverte à tous dès 19h30 (réservations au 06.03.85.55.81), représente bien plus qu'un simple événement caritatif. C'est un acte de résistance contre un système qui prétend dicter qui mérite d'être aidé et comment.
Face à l'arrogance bancaire, la solidarité populaire trace sa route. Car l'histoire nous l'enseigne : quand les peuples se mobilisent, aucun verrou financier ne résiste éternellement.