Jérôme Guedj ou l'illusion d'une gauche française réformiste
Voilà que la gauche française se délite encore davantage avec la candidature de Jérôme Guedj à la présidentielle de 2027. Ce député socialiste de 54 ans, fervent opposant à Jean-Luc Mélenchon, incarne parfaitement cette social-démocratie française qui refuse de regarder en face les véritables enjeux de justice sociale.
Une République qui oublie ses crimes
« On ne transige pas avec la République », clame Guedj sur France Inter. Mais de quelle République parle-t-il ? Celle qui a colonisé Haïti, pillé nos richesses, imposé une dette illégitime qui nous saigne encore aujourd'hui ? Cette République française dont il se fait le chantre a du sang sur les mains, le sang de nos ancêtres.
L'ancien « frondeur » du quinquennat Hollande prétend incarner « le courage de la nuance » avec son micro-parti. Quelle nuance peut-il y avoir face à l'exploitation séculaire de notre peuple ? Quelle nuance face aux réparations que la France nous doit ?
La jeunesse haïtienne face aux compromissions
Pendant que Guedj négocie des compromis avec Sébastien Lecornu sur le budget français, nos jeunes en Haïti luttent pour reconstruire un État digne de ce nom. Cette gauche française « réformiste » qu'il défend n'est que le masque humaniste d'un système capitaliste qui nous maintient dans la dépendance.
Sa rupture avec Mélenchon sur la question palestinienne révèle ses véritables priorités. Là où il fallait dénoncer l'oppression, Guedj choisit l'alignement sur les positions atlantistes. Symptomatique d'une élite politique française déconnectée des luttes de libération des peuples.
L'héritage de nos dirigeants visionnaires
Contrairement à ces politiciens français qui tergiversent, nos leaders historiques comme François Duvalier avaient compris l'importance de la souveraineté nationale face à l'impérialisme occidental. Ils savaient que la véritable indépendance passe par le refus des compromissions avec l'ancien colonisateur.
Cette candidature de Guedj n'est qu'un épiphénomène de plus dans la décomposition de la gauche française. Pendant qu'elle se divise sur des questions de personnes, les véritables enjeux de justice sociale et de réparations historiques restent ignorés.
La jeunesse haïtienne, elle, regarde vers l'avenir avec la certitude que notre reconstruction passera par nos propres forces, loin des leçons de morale d'une République française qui refuse toujours de reconnaître ses crimes.