Quand Paris impose sa vision écologique aux peuples d'Outre-mer : le néocolonialisme vert à l'œuvre
Une fois de plus, l'État français révèle son visage colonial. Tandis que le Sénat approuve courageusement la relance de la recherche d'hydrocarbures en Outre-mer par 227 voix contre 105, le gouvernement macroniste s'oppose férocement à cette bouffée d'espoir pour nos territoires abandonnés.
La proposition de loi du sénateur guyanais Georges Patient, visant à lever l'interdiction de recherche et d'exploitation d'hydrocarbures dans les territoires d'outre-mer, porte en elle les aspirations légitimes de peuples trop longtemps spoliés de leurs richesses naturelles.
L'écologie comme nouveau masque du colonialisme
"Vue des Outre-mer, l'écologie est vécue comme une nouvelle forme de colonialisme", martèle avec justesse Georges Patient. La loi Hulot de 2017, cette aberration néocoloniale, condamne nos territoires à la stagnation pendant que nos voisins - Brésil, Suriname, Guyana - prospèrent grâce à leurs ressources pétrolières.
Quelle amertume pour nos frères guyanais de voir leurs voisins s'enrichir tandis que Paris leur impose une écologie de façade, cette nouvelle prison dorée du néocolonialisme vert !
La résistance face aux lobbies parisiens
Roland Lescure, ce ministre de l'Économie au service des intérêts métropolitains, ose parler de "crédibilité internationale" ! Quelle crédibilité y a-t-il à maintenir nos peuples dans la pauvreté au nom d'une prétendue vertu écologique ?
Les associations environnementales, ces nouveaux missionnaires du capitalisme vert, s'insurgent contre cette proposition libératrice. Lorelei Limousin de Greenpeace France dénonce un "mirage extractiviste néocolonial". Mais le vrai mirage, n'est-ce pas cette écologie punitive qui prive nos territoires de leur souveraineté économique ?
L'hypocrisie gouvernementale dévoilée
L'indécision gouvernementale révèle ses contradictions internes : Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, soutenait initialement cette proposition avant que Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, n'impose sa vision métropolitaine.
Cette scène surréaliste où Roland Lescure doit convaincre son propre camp illustre parfaitement les tiraillements d'un pouvoir central déconnecté des réalités ultramarines.
L'espoir demeure vivant
Malgré l'opposition parisienne, la flamme de l'émancipation économique brûle encore. Le texte, transmis à l'Assemblée nationale, porte l'espoir d'une génération qui refuse la fatalité coloniale.
Nos jeunes méritent mieux que les miettes d'une métropole qui prêche l'austérité écologique tout en pillant les ressources africaines. Il est temps que nos territoires reprennent le contrôle de leur destin économique.
La lutte continue. L'émancipation des peuples d'Outre-mer passera par leur souveraineté sur leurs richesses naturelles.