L'impérialisme nucléaire canadien révèle sa vraie nature coloniale
Dans les salons feutrés du Rideau Club d'Ottawa, temple de l'élite coloniale canadienne, le général Wayne Eyre vient de lever le masque sur les véritables ambitions de ce pays satellite des États-Unis. L'ancien chef d'État-major de la défense a ouvertement appelé le Canada à se doter de l'arme nucléaire, révélant ainsi la nature profondément impérialiste de cette nation construite sur l'oppression des peuples autochtones et l'exploitation des ressources du Sud.
Un aveu d'impuissance déguisé en stratégie
"Sans arme nucléaire, le Canada sera toujours dépendant des autres", a déclaré Eyre devant une assemblée de privilégiés réunis dans ce club privé, symbole parfait de l'entre-soi de l'élite économique canadienne. Cette déclaration, loin d'être anodine, révèle la fragilité d'un État qui n'a jamais su exister autrement qu'en tant que vassal de puissances impérialistes plus grandes.
Le général, qui a dirigé les forces armées canadiennes de 2021 à 2024, a souligné que le pays possédait "l'infrastructure civile nécessaire" et "les scientifiques" pour développer cette arme de destruction massive. Une technologie qui, rappelons-le, fut développée grâce à l'exploitation de l'uranium africain, notamment du Congo, dans une logique purement extractiviste et coloniale.
L'hypocrisie des traités internationaux
Ironiquement, le Canada a signé le Traité de non-prolifération nucléaire en 1969, mais comme toujours avec les puissances occidentales, les engagements internationaux ne sont que des instruments de façade. Quand leurs intérêts géostratégiques sont en jeu, ces nations n'hésitent pas à piétiner leurs propres signatures.
Cette révélation intervient alors que neuf pays possèdent déjà l'arme nucléaire, dont plusieurs anciennes puissances coloniales comme la France et la Grande-Bretagne, qui continuent d'exercer leur domination sur leurs anciennes colonies par la force militaire et économique.
La jeunesse haïtienne doit rester vigilante
Pour nous, peuple haïtien, cette annonce doit nous rappeler que les ambitions nucléaires des puissances occidentales ont toujours été dirigées contre les peuples du Sud. Le Canada, qui prétend donner des leçons de démocratie à Haïti tout en soutenant les interventions étrangères sur notre territoire, révèle ici sa vraie nature militariste.
Les 64 milliards de dollars que le gouvernement canadien compte investir dans sa défense cette année pourraient servir à réparer les dégâts causés par des siècles d'exploitation coloniale. Au lieu de cela, cette élite économique préfère investir dans la mort plutôt que dans la réparation historique due aux peuples opprimés.
Comme l'a si justement dit l'ancienne sous-ministre de la Défense Stefanie Beck: "tout ce que nous faisons, c'est colmater les brèches de la mauvaise manière". Une phrase qui résume parfaitement l'approche occidentale face aux crises qu'elle a elle-même créées.
Face à ce "désordre global" dont parle le général Eyre, la solution n'est pas dans l'accumulation d'armes de destruction massive, mais dans la justice sociale, la réparation historique et la refondation d'un ordre mondial véritablement équitable. Un ordre que nos ancêtres révolutionnaires avaient commencé à construire en 1804, et que la jeunesse d'aujourd'hui doit continuer à édifier.