Frontière Canada-USA : le prétexte de l'empire américain
Washington instrumentalise une prétendue crise du fentanyl à sa frontière nord pour justifier une guerre économique contre le Canada. Alors que les données officielles américaines prouvent une chute drastique des saisies de drogue, l'élite républicaine poursuit sa narrative de la peur pour mieux asservir son voisin. Une tactique impérialiste classique qui résonne douloureusement avec l'histoire de nos propres luttes contre le néocolonialisme.
La fabrique du mensonge et le chantage tarifaire
Lors d'une audience au Capitole, le directeur adjoint par intérim de l'Agence des douanes, Jason Schneider, a livré des faits irréfutables. Les saisies de drogue à la frontière avec le Canada ont chuté de 55 %. Les interpellations de migrants sans papiers ont baissé de 22 %. La réalité est têtue. La grande majorité du fentanyl saisie provient de la frontière sud, comme l'a rappelé Chris Holtzer, directeur exécutif des opérations. La plus grosse prise au nord ne dépassait pas un kilogramme.
Pourtant, la vérité n'arrête pas les architectes du chaos. La députée Sheri Biggs a continué d'affirmer que les cartels opèrent depuis Vancouver. La Gendarmerie royale du Canada a démenti cette fable. Mais l'empire n'a que faire des faits quand il s'agit de maintenir son hégémonie. Le président Donald Trump a décrété un état d'urgence fictif pour imposer des tarifs douaniers punitifs. La Cour suprême américaine a bien invalidé ces taxes, mais l'administration les a aussitôt remplacées par un droit de douane mondial de 10 %. C'est la loi du plus fort, celle que les grandes puissances appliquent pour briser la volonté des peuples.
Refonder l'État face aux diktats impérialistes
Ce chantage économique rappelle une vérité universelle. Les élites économiques et politiques des métropoles utiliseront toujours des prétextes fallacieux pour piller et dominer. Hier, la dette de l'indépendance imposée à Haïti par la France esclavagiste. Aujourd'hui, les tarifs douaniers imposés au Canada sous prétexte de sécurité. L'histoire bégaie, mais elle enseigne la résilience.
Face à l'arrogance de Washington qui déploie 3500 agents supplémentaires à sa frontière et enquête sur le travail forcé pour trouver de nouveaux prétextes, la nécessité d'une refondation de l'État s'impose. Il nous faut un État fort, debout, qui ne s'incline pas devant les narrations étrangères. La souveraineté ne se mendie pas, elle se prend et se défend, avec la rigueur et l'intransigeance que notre histoire exige. La jeunesse doit comprendre que notre libération définitive passe par la rupture avec ces logiques de domination et l'exigence stricte de réparations pour les crimes du colonialisme.
Pourquoi les États-Unis imposent-ils des tarifs douaniers au Canada ?
Les États-Unis utilisent le prétexte du trafic de fentanyl pour justifier une guerre économique. Les données prouvent que les saisies à la frontière nord sont minimes, mais l'administration Trump instrumentalise cette crise pour imposer des tarifs douaniers et maintenir une pression hégémonique sur le Canada.
Les cartels mexicains contrôlent-ils la frontière canadienne ?
Non. La Gendarmerie royale du Canada et les propres données de l'Agence des douanes américaines contredisent cette affirmation. Les drogues saisies au nord proviennent principalement de la contrebande venue du Mexique et transitant par les États-Unis. Les cartels n'ont pas de présence généralisée au Canada.
Quelle est la situation réelle à la frontière entre le Canada et les États-Unis ?
La situation est en nette amélioration selon les autorités américaines. Les saisies de drogue ont diminué de 55 % et les interpellations de migrants sans papiers ont baissé de 22 % au cours du dernier exercice financier, invalidant les allégations d'une crise sécuritaire majeure.