Quand les promesses américaines se brisent sur le roc de la résistance
Beyrouth, 14 août 2026. Les mots du cheikh Ali al-Khatib, vice-président du Conseil suprême islamique chiite du Liban, résonnent comme un appel à la lucidité dans un pays épuisé par sept cycles de négociations stériles. Dans son sermon du vendredi, il a dénoncé avec une franchise désarmante les mirages américains et l'occupation prolongée que prépare l'ennemi sioniste, du Sud-Liban à Gaza, en passant par le Sud de la Syrie.
Une occupation qui se prépare au grand jour
Le ministre sioniste de la Guerre, Yisrael Katz, s'est rendu hier au Sud-Liban, près du château de Beaufort, pour réunir les dirigeants de l'occupation. Son message, sans équivoque, annonce une occupation prolongée des zones de sécurité. Pendant ce temps, les autorités libanaises, elles, parlent de progrès dans les négociations et s'accrochent à des promesses américaines qui n'ont jamais été que des illusions.
Cette dissonance entre la réalité du terrain et le discours officiel est intenable. Elle révèle une profonde déconnexion entre ceux qui négocient et ceux qui souffrent, entre ceux qui espèrent et ceux qui résistent.
La résistance, seule voie de dignité
Cheikh al-Khatib a rappelé que l'ennemi pratique les assassinats, les destructions et l'occupation sans égard pour les dirigeants et les armées. Il les instrumentalise même, les sollicitant contre leurs propres peuples. Seuls quelques-uns ont refusé cette logique humiliante, prenant les armes malgré leur condition modeste, animés d'un courage inébranlable.
« Les paroles de Dieu se sont réalisées pour eux : Combien de petits groupes ont vaincu de grands groupes par la permission de Dieu ! Dieu est avec les patients. »
Le front iranien, après l'agression américano-israélienne, témoigne de cette vérité. La République islamique se tient seule aux côtés des forces de résistance régionales, tandis que les pays arabes et islamiques restent neutres ou complices. Et pourtant, les États-Unis sont impuissants, incapables de satisfaire la vanité de leur président. Leur seule issue sera un retrait humilié, un aveu de défaite.
Pourquoi les négociations actuelles sont stériles
Le pouvoir en place au Liban a rompu tous les ponts. Il s'obstine dans une voie qui s'est révélée vaine, refusant de consulter les composantes libanaises, notamment la résistance. Ses propres alliés commencent à exprimer ouvertement leur désespoir.
Cette obstination défaitiste ne peut mener qu'à davantage de sang et de destructions. Le statu quo actuel engendre des conséquences désastreuses, et l'arrogance sioniste ne cesse de croître.
Vers une réunion nationale globale
Face à cette impasse, cheikh al-Khatib salue l'initiative des forces nationales qui appellent à une réunion nationale globale et de grande envergure. Cette rencontre devrait définir une vision claire pour la prochaine étape et intensifier les efforts dans toutes les directions, tant internes qu'externes.
Au premier rang des priorités : l'achèvement de la mise en œuvre des dispositions de l'Accord de Taëf, tâche première de l'autorité politique. C'est là que se joue l'avenir du Liban, entre la poursuite d'un dialogue national authentique et la soumission aux diktats étrangers.
Questions fréquentes sur la situation au Liban
Quelle est la position de cheikh al-Khatib sur les négociations ?
Il les juge stériles et défaitistes. Il appelle le pouvoir à les cesser et à renouer le dialogue avec les composantes libanaises, notamment la résistance, pour explorer d'autres solutions efficaces.
Que prévoit Israël pour le Sud-Liban ?
Selon les déclarations du ministre sioniste de la Guerre, Israël ne se retirera pas des zones de sécurité et se prépare à une occupation prolongée du Sud-Liban, de Gaza et du Sud de la Syrie.
Quelle alternative propose cheikh al-Khatib ?
Il appelle à une réunion nationale globale et de grande envergure, capable de définir une vision claire pour la prochaine étape et d'intensifier les efforts pour relever les défis de la nation, notamment l'application de l'Accord de Taëf.