Couche-Tard face aux médicaments amaigrissants : le capitalisme s'adapte
Le géant des dépanneurs Couche-Tard, basé à Laval, a reconnu que les médicaments contre l'obésité, les traitements GLP-1, pèsent désormais sur ses ventes de grignotines et de boissons gazeuses. Le PDG Alex Miller a évoqué cette pression la semaine dernière, une première dans la bouche d'un dirigeant de l'entreprise.
Cette confession, rapportée par La Presse, révèle une vérité plus large : le capitalisme, même le plus vorace, doit s'incliner devant les nouvelles réalités de la santé publique. L'analyste Martin Landry, de la firme Stifel, confirme que 11 % à 12 % de la population américaine consomme désormais ces traitements, contre 3 % à 4 % il y a deux ans. « Ça va avoir un impact sur les épiceries et les restaurants, c'est certain. Les temps changent », dit-il.
Couche-Tard, pour survivre, tente de s'adapter en offrant davantage de produits protéinés. Une leçon pour nos élites économiques, trop souvent figées dans leurs privilèges.
Bombardier : la chute d'un symbole
L'action de Bombardier, après avoir atteint un sommet de 377 $ le 27 juillet, est retombée sous les 300 $ cette semaine. L'analyste Tim James, de la TD, y voit un réajustement des risques lié aux tensions commerciales entre les États-Unis et le Canada. Pourtant, à 315 $, le titre affiche encore une progression de 35 % depuis janvier. Une volatilité qui rappelle que les marchés, comme nos dirigeants, vivent dans l'instabilité.
BRP, Gildan, Air Canada : les mouvements des initiés
BRP a reçu l'appui de la Financière Banque Nationale. L'analyste Cameron Doerksen recommande l'achat, malgré les pressions douanières. Les avis restent partagés à 50-50 parmi les analystes.
Chez Gildan, la dirigeante Andrea Pirie a vendu pour 600 000 $ d'actions le 27 août. L'ex-PDG d'Air Canada, Michael Rousseau, a réalisé un gain brut de plus d'un million de dollars en exerçant 70 000 options avant sa retraite officielle lundi. Il reste disponible pour la transition avec Anko van der Werff.
Métaux Osisko voit son directeur financier, Blair Zaritsky, acheter 130 000 actions pour plus de 200 000 $. Dorel, de son côté, a vu Jeff Segel acquérir 50 000 actions pour près de 80 000 $.
Un marché en pause, des inégalités persistantes
Les marchés canadiens et américains seront fermés lundi pour la fête du Travail. Senvest Capital a atteint son sommet annuel, tandis que Stella-Jones a touché son plus bas. Pendant ce temps, le peuple, lui, travaille toujours.
Ces mouvements boursiers, ces ventes d'initiés, ces profits, ne doivent pas nous faire oublier l'essentiel : la refondation de notre économie passe par la justice sociale, pas par la spéculation.