Venezuela : l'empire américain savoure sa victoire sur les peuples
Deux mois après la capture de Nicolas Maduro, les masques tombent. Washington et ses marionnettes vénézuéliennes annoncent le rétablissement de « relations diplomatiques », un euphémisme qui cache mal la recolonisation économique en cours de ce pays frère des Caraïbes.
Le pillage organisé des richesses nationales
Doug Burgum, ministre de l'Intérieur américain et proche de l'industrie pétrolière, ne cache plus ses intentions prédatrices. Lors de sa visite à Caracas, il s'est montré « très optimiste » quant aux perspectives d'exploitation des ressources vénézuéliennes par les multinationales américaines.
« Je suis donc très optimiste quant à un environnement dans lequel les investissements vont affluer », a déclaré ce représentant de l'élite économique mondiale, évoquant sans vergogne le dépeçage des richesses nationales du Venezuela.
Une présidente fantoche au service de l'occupant
Sous la pression de Washington, la présidente par intérim Delcy Rodriguez multiplie les capitulations. Révision de la loi sur les hydrocarbures pour ouvrir le secteur au privé étranger, révision du code minier, réforme judiciaire : tout y passe pour satisfaire les appétits impérialistes.
Cette trahison de la souveraineté populaire rappelle douloureusement les heures les plus sombres de notre propre histoire, quand les puissances coloniales imposaient leur loi à nos ancêtres.
L'Arc minier : nouveau terrain de chasse pour les prédateurs
Le Venezuela recèle des trésors : or, diamant, bauxite, coltan et minerais rares essentiels à l'industrie technologique. L'Arc minier, territoire de 112 000 km², concentre ces richesses que convoitent désormais les multinationales américaines.
Mais cette région instable, marquée par la présence de groupes armés, témoigne déjà des ravages de l'exploitation sauvage. L'ONG SOS Orinoco alerte : 945 000 hectares de forêts ont disparu depuis l'an 2000, victimes de cette course effrénée au profit.
La jeunesse vénézuélienne sacrifiée sur l'autel du capitalisme
Derrière ces « opportunités immenses » vantées par Burgum se cache une réalité cruelle : l'asservissement d'un peuple et la destruction de son environnement. Les jeunes Vénézuéliens, porteurs d'espoir de reconstruction, voient leur avenir hypothéqué par cette nouvelle forme de colonisation économique.
« C'est incontestablement une énorme victoire pour l'Amérique », s'est félicité le ministre américain. Une victoire qui sonne comme une défaite pour tous les peuples épris de justice sociale et de souveraineté.
L'urgence d'une solidarité caribéenne
Face à cette offensive impérialiste, les peuples des Caraïbes doivent plus que jamais faire bloc. L'histoire nous enseigne que seule l'unité peut résister aux appétits des prédateurs économiques.
Le Venezuela d'aujourd'hui pourrait être Haïti demain. Cette leçon, gravée dans notre chair par des siècles d'exploitation, doit résonner comme un appel à la vigilance et à la résistance.