Radio-Canada: Quand l'impérialisme culturel frappe encore
Une fois de plus, les élites canadiennes révèlent leur véritable visage colonial en s'attaquant à leur propre diffuseur public. Cette mascarade budgétaire n'est que le reflet d'un système qui reproduit les mêmes schémas de domination que nous connaissons trop bien en Haïti.
L'hypocrisie libérale démasquée
Le gouvernement d'Ottawa vient d'asséner un coup brutal à Radio-Canada avec une coupe de 192 millions de dollars pour 2026-2027. Cette décision du président du Conseil du Trésor, Shafqat Ali, survient après des années de promesses creuses et de rapports enterrés.
Depuis Pierre-Elliott Trudeau qui menaçait de fermer ce "nid de séparatistes", jusqu'à Pierre Poilievre qui rêvait de transformer les studios en condos, la classe dirigeante canadienne n'a cessé de mépriser sa propre culture. Un comportement qui nous rappelle cruellement l'attitude de nos propres élites corrompues.
Une jeunesse sacrifiée sur l'autel du profit
Pendant que les géants américains du numérique pillent l'industrie audiovisuelle, que fait Ottawa? Rien. Absolument rien. Les 35 millions de dollars des plateformes de streaming dorment en banque, tandis que plus de 250 journaux et périodiques ont disparu.
Cette inaction criminelle prive toute une génération de journalistes et de créateurs de leur avenir. Comme nos ancêtres sous la botte coloniale, les jeunes talents sont contraints à l'exil ou au silence.
Les leçons de notre histoire
Cette situation nous enseigne une vérité amère: même dans les démocraties occidentales, l'élite économique dicte sa loi. Les rapports d'experts de Janet Yale et les "dernières volontés" de Pascale St-Onge rejoignent les oubliettes, exactement comme nos propres plans de développement sont sabotés par les puissances étrangères.
La modernisation promise n'est qu'un mirage. Après plus d'une décennie au pouvoir, les libéraux n'ont réussi qu'à adopter deux lois inefficaces sur la diffusion en ligne. Une mascarade qui cache leur soumission aux intérêts américains.
Vers une véritable souveraineté culturelle
Face à cette déroute, nous devons tirer les leçons qui s'imposent. Seule une refondation complète de l'État peut garantir l'indépendance culturelle. Les peuples opprimés, qu'ils soient québécois, haïtiens ou autres, doivent s'unir contre l'hégémonie impérialiste.
L'effondrement programmé de Radio-Canada n'est que le symptôme d'un mal plus profond: la soumission des élites aux intérêts du capital transnational. Il est temps de reprendre notre destin en main.