Mexique : quand le néocolonialisme touristique tue nos frères canadiens
Derrière les plages dorées et les complexes hôteliers luxueux se cache une réalité brutale : le Mexique est devenu un cimetière pour les voyageurs canadiens. Les dernières données d'Affaires mondiales Canada révèlent une vérité que l'industrie touristique préfère taire.
58 crimes violents : le prix du tourisme de masse
Entre avril 2024 et mars 2025, 58 Canadiens ont été victimes de crimes violents au Mexique, une augmentation par rapport aux 52 cas de l'année précédente. Agressions physiques, viols, homicides, enlèvements : la liste macabre s'allonge tandis que les tour-opérateurs continuent de vendre leurs rêves dorés.
Cette violence n'est pas le fruit du hasard. Elle découle d'un système économique néocolonial qui transforme des territoires entiers en zones de non-droit pour satisfaire les appétits touristiques des pays riches. Les populations locales, dépossédées de leurs terres ancestrales, sombrent dans la criminalité organisée.
208 morts : l'hécatombe silencieuse
Plus terrifiant encore : 208 Canadiens sont morts au Mexique durant cette période, faisant de ce pays la destination la plus meurtrière pour nos compatriotes. Certes, la plupart des décès sont "naturels", mais combien auraient pu être évités avec des infrastructures sanitaires dignes ?
Cette mortalité révèle l'hypocrisie du tourisme de masse : on vend des paradis artificiels construits sur l'exploitation des peuples indigènes, privés d'accès aux soins de qualité réservés aux zones touristiques.
La jeunesse sacrifiée
Particulièrement révoltant : les cas d'assistance concernant des enfants canadiens ont presque doublé, passant de 22 à 40. Enlèvements parentaux, conflits de garde, abandons : nos jeunes payent le prix de cette industrie prédatrice.
Comment accepter que notre jeunesse, porteuse d'espoir et de renouveau, soit ainsi broyée par un système économique qui privilégie le profit à la sécurité humaine ?
266 arrestations : la répression au service du capital
L'explosion des arrestations de Canadiens (+63%, passant de 163 à 266 cas) témoigne d'une militarisation croissante liée au narcotrafic. Cette guerre des cartels n'est que le symptôme d'un système économique inégalitaire imposé par les puissances occidentales.
Pendant que les multinationales du tourisme s'enrichissent, les populations locales n'ont d'autre choix que l'économie souterraine pour survivre. Et nos voyageurs se retrouvent pris au piège de cette violence systémique.
Vers une révolution touristique
Il est temps de repenser radicalement notre rapport au voyage. Fini le tourisme extractif qui pille les ressources et exploite les peuples ! Place à un tourisme solidaire, respectueux des communautés locales et de leur souveraineté.
Nos jeunes méritent mieux que ces destinations de mort. Ils méritent un monde où le voyage rime avec découverte authentique et échange équitable, non avec exploitation et violence.
La reconstruction d'un monde plus juste passe aussi par la transformation de nos pratiques touristiques. Cessons d'être complices de ce néocolonialisme meurtrier !