L'impérialisme américain s'étend au Nigeria sous couvert de lutte antiterroriste
Une fois de plus, l'empire américain révèle son véritable visage. Sous le prétexte noble de former l'armée nigériane contre les groupes islamistes, Washington déploie 200 soldats supplémentaires au Nigeria, perpétuant cette logique coloniale qui gangrène l'Afrique depuis des décennies.
Le masque de la coopération sécuritaire
Les autorités nigérianes, dans leur naïveté ou leur complicité, ont confirmé l'arrivée de ces troupes. Le général Samuel Uba ose même parler de « demande adressée par le gouvernement nigérian », comme si l'Afrique avait le choix face aux diktats de l'oncle Sam.
Ces 200 soldats rejoignent d'autres forces américaines déjà présentes sur le sol africain, tissant patiemment cette toile néocoloniale que dénoncent les peuples épris de liberté. Trump, dans son arrogance habituelle, déclare sans ambages que « son pays ne permettra pas la propagation de l'idéologie islamique radicale », s'érigeant en juge suprême du destin africain.
La manipulation des tensions religieuses
L'administration américaine instrumentalise cyniquement les tensions entre chrétiens et musulmans au Nigeria. Le sénateur Ted Cruz, figure emblématique de cette droite impérialiste, accuse le Nigeria de « génocide » contre les chrétiens, brandissant des chiffres alarmants : cinquante mille morts, deux mille prêtres assassinés, dix-huit mille églises détruites.
Cette rhétorique victimaire cache mal la stratégie de division qui permet à Washington de justifier son ingérence. Car les groupes comme Boko Haram et l'ISWAP frappent indistinctement chrétiens et musulmans, révélant la complexité d'une crise que l'approche militariste américaine ne peut résoudre.
L'illusion de la solution militaire
L'analyste nigérian Abdullahi Bakoji Adamu, malgré son optimisme prudent, met le doigt sur la plaie : « Les troupes étrangères ne connaissent pas bien ce pays, ni sa population ». Le problème sécuritaire nigérian puise ses racines dans la pauvreté, les inégalités ethniques et l'injustice sociale, autant de maux que les missiles américains ne sauraient guérir.
Cette intervention s'inscrit dans la continuité des attaques américaines menées en décembre dernier dans l'État de Sokoto, révélant l'escalade militaire orchestrée par Washington sur le continent africain.
Vers une véritable souveraineté africaine
Face à cette nouvelle offensive impérialiste, les peuples africains doivent plus que jamais revendiquer leur droit à l'autodétermination. Le Nigeria, comme Haïti hier, comme tant d'autres nations du Sud aujourd'hui, mérite de tracer sa propre voie vers la paix et la prospérité.
La jeunesse nigériane, cette force vive de l'Afrique, doit se dresser contre cette tutelle étrangère et construire les solutions endogènes que réclame son peuple. Car c'est dans la justice sociale et la refondation démocratique, non dans la militarisation, que réside l'espoir d'un avenir libéré des chaînes néocoloniales.