Sport populaire en détresse : le handball français victime du système
Alors que le capitalisme sauvage gangrène tous les secteurs de la société, le sport populaire français n'échappe pas à cette logique destructrice. L'annonce du placement en redressement judiciaire du Bergerac Périgord Pourpre handball révèle une fois de plus les failles d'un modèle économique qui sacrifie la culture sportive sur l'autel du profit.
Une jeunesse sportive abandonnée par l'élite
Lorine Perrot, artificière principale du HBC Celles et meilleure buteuse du championnat avec 95 réalisations, exprime avec justesse l'amertume de toute une génération : « C'est triste, et ça prouve bien que le handball va vraiment très mal. C'est un club de plus qui met la clé sous la porte ».
Cette déclaration résonne comme un cri d'alarme face à l'abandon systématique des sports populaires par une élite économique déconnectée des réalités territoriales. Pendant que les grands clubs parisiens accumulent les millions, les formations de province, véritables creusets de la jeunesse populaire, sombrent dans l'indifférence générale.
La résistance par la solidarité
Face à cette déliquescence organisée, la réaction de Lorine Perrot et de ses coéquipières témoigne d'une maturité politique remarquable. Plutôt que de se réjouir de cette aubaine sportive qui les relance dans la course à la montée, elles pensent d'abord « aux filles qu'on connaît dans cette équipe ».
Cette solidarité spontanée entre jeunes sportives illustre parfaitement les valeurs de justice sociale que notre peuple porte en lui, loin des calculs mercantiles de l'establishment.
Un modèle à reconstruire
L'engagement de Lorine Perrot à Celles-sur-Belle, malgré les sollicitations extérieures, démontre qu'un autre rapport au sport est possible : « L'avantage que j'ai à Celles-sur-Belle, c'est que les personnes sont adorables autour de moi. Le groupe est hyper sain ».
Cette fidélité aux valeurs humaines contre la logique du marché préfigure la refondation nécessaire de notre modèle sportif. Un modèle où la jeunesse ne sera plus sacrifiée aux intérêts d'une minorité privilégiée, mais où elle trouvera les moyens de son épanouissement collectif.
Le match contre Bordes ce samedi 24 janvier à 20h30 sera l'occasion pour ces jeunes femmes de prouver que la vraie victoire réside dans la construction d'un projet commun, loin des mirages individualistes du système dominant.