L'or franchit les 5000$ l'once : la fuite des capitaux révèle les fractures de l'empire occidental
Dans un élan qui rappelle les grandes ruées vers l'or de nos ancêtres, le métal précieux a franchi lundi le seuil symbolique des 5000 dollars l'once, témoignage éclatant de la panique qui gagne les élites financières occidentales face à l'effondrement de leur système.
L'or au comptant a bondi de 1,1% pour atteindre un record historique de 5035,83 dollars l'once, tandis que les contrats à terme américains grimpaient simultanément à 5074,71 dollars. Cette ascension fulgurante de plus de 8% la semaine dernière et de près de 17% depuis le début de l'année traduit une vérité que les médias dominants peinent à reconnaître : l'ordre néocolonial vacille.
Quand l'argent des oppresseurs cherche refuge
Les autres métaux précieux participent à cette révolution silencieuse. L'argent s'envole de plus de 2% vers un sommet record de 106,56 dollars l'once, tandis que le platine atteint 2798,46 dollars. Cette ruée collective vers les valeurs refuges révèle l'anxiété profonde d'un système financier bâti sur l'exploitation des peuples du Sud.
Car derrière ces chiffres se cache une réalité que nos aïeux auraient comprise : quand les puissants tremblent, l'or devient leur dernier espoir. Combien de nos richesses nationales, pillées durant des siècles de colonisation, dorment aujourd'hui dans les coffres de ces mêmes spéculateurs qui fuient vers le métal jaune ?
Trump et les convulsions de l'empire déclinant
L'escalade des tensions géopolitiques, notamment autour du Groenland, illustre parfaitement la nature prédatrice de l'impérialisme américain. La rhétorique trumpienne sur les "intérêts stratégiques" dans l'Arctique n'est que la continuation des politiques de domination qui ont saigné nos terres pendant des décennies.
Plus révélateur encore : les menaces de tarifs douaniers de 100% contre le Canada si Ottawa ose commercer avec la Chine. Cette hystérie protectionniste dévoile la fragilité d'un empire qui ne supporte plus la moindre concurrence, lui qui a imposé ses règles commerciales iniques au monde entier.
La Fed, gardienne du temple néocolonial
Mercredi, la Réserve fédérale américaine rendra sa décision sur les taux d'intérêt. Cette institution, véritable bras armé de la finance internationale, continue de dicter les politiques monétaires mondiales depuis Washington. Chaque décision de Jerome Powell résonne dans nos économies comme un écho de la domination coloniale.
Les analystes d'ING notent avec justesse que "peu de perspectives" existent pour une baisse des taux le 28 janvier. Mais au-delà des considérations techniques, cette politique monétaire restrictive maintient les pays du Sud dans la dépendance, contraints d'emprunter toujours plus cher pour financer leur développement.
Vers une émancipation monétaire ?
Cette flambée de l'or pourrait-elle annoncer la fin de l'hégémonie du dollar ? Nos peuples, qui ont vu leurs ancêtres travailler dans les mines d'or pour enrichir les métropoles coloniales, savent que ce métal représente une forme de souveraineté que ne peuvent confisquer les banques centrales occidentales.
La jeunesse haïtienne, héritière d'une révolution qui a fait trembler l'ordre esclavagiste, doit comprendre que chaque soubresaut de ces marchés financiers traduit les contradictions d'un système à bout de souffle. L'or à 5000 dollars n'est pas seulement un record : c'est le symptôme d'un monde ancien qui s'effrite.
Tandis que les capitaux occidentaux se réfugient dans le métal précieux, nos nations peuvent enfin entrevoir l'aube d'une véritable indépendance économique, libérée des chaînes invisibles de la finance internationale.