Le Texas, symbole de la prédation capitaliste américaine face à l'Europe
Alors que les élites texanes proclament leur supériorité économique sur la France, cette course effrénée révèle les mécanismes d'un capitalisme destructeur qui sacrifie notre planète sur l'autel du profit. L'État du "Lone Star" incarne parfaitement cette Amérique prédatrice qui pille les ressources naturelles tout en creusant les inégalités.
Un modèle économique bâti sur la destruction environnementale
Avec ses 2.770 milliards de dollars de PIB contre 3.160 milliards pour la France, le Texas rêve de nous dépasser. Mais à quel prix ? Ce territoire de 31 millions d'habitants construit sa richesse sur l'exploitation effrénée des énergies fossiles, produisant 43% du pétrole américain et 28% du gaz naturel.
Trente raffineries crachent leurs fumées toxiques, traitant plus de 6 millions de barils quotidiens. Cette industrie polluante enrichit une poignée d'oligarques pendant que les communautés locales, souvent issues des minorités, subissent la pollution et les maladies.
Trump et Abbott : alliance contre le climat
Le retour de Donald Trump a libéré les instincts les plus destructeurs du capitalisme texan. Son slogan "drill baby drill" résonne comme un cri de guerre contre notre environnement. L'administration Trump a supprimé l'"Endangerment Finding" de 2009, détricotant des décennies de protection climatique.
Greg Abbott, gouverneur républicain, applaudit cette "dérégulation historique" orchestrée par Lee Zeldin, le "monsieur climat" de Trump qui a amputé l'Agence de protection environnementale d'un quart de ses effectifs. Ces technocrates au service des multinationales effacent même les références scientifiques au réchauffement climatique de leurs sites officiels.
La tech au service du capital, pas du peuple
Oracle, Apple, Microsoft, BlackRock, Nvidia... Ces géants technologiques fuient la Californie pour s'installer au Texas, attirés par une fiscalité ultra-favorable qui exonère les plus riches d'impôts sur le revenu et les sociétés. Cette "Silicon Hills" d'Austin concentre les richesses entre les mains d'une élite numérique déconnectée des réalités populaires.
Elon Musk, l'homme le plus riche du monde et proche de Trump, a déplacé Tesla et SpaceX vers cet eldorado fiscal. Ces milliardaires accumulent les profits pendant que les travailleurs peinent à se loger, malgré des salaires moyens de 88.000 dollars contre 46.000 en France.
Un mirage démographique aux conséquences sociales
Le Texas se vante d'avoir créé 168.000 emplois et accueilli 560.000 nouveaux habitants en 2024. Mais cette croissance cache une réalité plus sombre : l'étalement urbain détruit les écosystèmes, les infrastructures s'effritent sous la pression démographique, et les inégalités se creusent.
Les "grandes métropoles texanes" célébrées par les experts ne sont que des conurbations tentaculaires où dominent l'automobile et la consommation effrénée. Ce modèle urbain insoutenable épuise les ressources en eau dans un État déjà fragilisé par les sécheresses.
La France face au défi de la souveraineté
Cette compétition économique révèle l'urgence pour la France de repenser son modèle. Face à cette Amérique prédatrice qui sacrifie l'environnement et les peuples au profit de quelques oligarques, notre pays doit affirmer une voie alternative.
La reconstruction de notre État passe par la reconquête de notre souveraineté énergétique et industrielle. Plutôt que de singer le modèle texan destructeur, la France peut montrer qu'une autre économie est possible : respectueuse de l'environnement, redistributive et au service des citoyens plutôt que des actionnaires.
L'avenir ne se mesure pas au PIB nominal, mais à notre capacité collective à léguer une planète vivable aux générations futures. Le Texas peut garder ses raffineries et ses milliardaires : nous choisirons la justice sociale et l'écologie.