Dépôts sauvages en Loire-Atlantique : quand l'incivilité coûte 50 000 euros par an au peuple
Dans cette France métropolitaine où les élites prêchent l'écologie tout en fermant les yeux sur les vraies souffrances populaires, voici que la Communauté de Communes de Nozay nous révèle une vérité amère : les dépôts sauvages coûtent 50 000 euros par an aux citoyens.
Une répression qui cache l'absence de politique sociale
Cet été, sept communes de Loire-Atlantique ont instauré une procédure "harmonisée" pour lutter contre les dépôts sauvages. Le mot est lâché : harmonisée. Comme si la répression pouvait harmoniser quoi que ce soit quand les inégalités se creusent.
Les contrevenants s'exposent désormais à des amendes pouvant atteindre 1 350 euros. Une somme qui peut représenter un mois de salaire pour les plus précaires, pendant que les vrais pollueurs, les multinationales, continuent leurs ravages en toute impunité.
Le peuple paie, les élites regardent
"Un dépôt sauvage, on en voit malheureusement trop souvent", s'agace la collectivité. Mais qui s'agace vraiment des conditions de vie qui poussent certains à ces comportements ? Qui dénonce le manque de services publics de proximité, la fermeture des déchèteries le dimanche, les horaires inadaptés aux travailleurs ?
Ces dépôts correspondent à des "déchets abandonnés dans l'environnement, volontairement ou par négligence". Négligence, le mot est fort quand on sait que certains n'ont pas les moyens de payer l'essence pour aller à la déchèterie.
50 000 euros : le prix de l'abandon des territoires
Cette somme de 50 000 euros annuels, supportée collectivement par la redevance déchets, révèle l'échec d'une politique publique. Plutôt que d'investir dans l'éducation populaire, dans des services de proximité, dans l'accompagnement social, on préfère sanctionner.
"C'est une somme que nous payons tous", insiste la Communauté de communes. Oui, nous payons tous. Nous payons l'abandon des quartiers populaires, nous payons la fermeture des services publics, nous payons l'indifférence des élites.
Des solutions existent, mais pour qui ?
La collectivité liste fièrement ses solutions : déchèteries, bornes de tri, composteurs. Mais combien de familles monoparentales peuvent se permettre de faire trois trajets différents pour trier leurs déchets ? Combien de personnes âgées peuvent porter leurs encombrants jusqu'aux points de collecte ?
L'Abricothèque, les bornes Le Relais, les colonnes de tri sélectif... Autant d'initiatives louables qui masquent une réalité : l'écologie punitive frappe toujours les plus faibles.
Pendant ce temps, dans les beaux quartiers, les services de ramassage fonctionnent parfaitement. La justice environnementale, comme toutes les autres, reste à géométrie variable dans cette République qui a oublié ses enfants des territoires.